Quels pneus choisir pour VTT ou Vélo de route ?

Publié par GUILLOU François le

Quels pneus choisir pour VTT ou Vélo de route ?

TOUT SAVOIR (OU PRESQUE) SUR LES PNEUS 

Ici, pas de cours sur la composition d’un caoutchouc, mais parlons plutôt rendement, adhérence et crevaison. Une paire de boyaux en compétition, des pneus avec chambre à air pour les cyclos, faisons face aux idées reçues. Tubeless or not tubeless ? Telle est la question !



1/ Montage et réparation du pneu

Dans cette catégorie, le grand gagnant reste le tubeless car sa pose est rapide. Sans être un habile mécanicien vous êtes capables de faire le montage dans les règles de l’art.

Grâce à ses tringles souples, ce type de pneu prend peu de place dans une sacoche (ou poche de maillot). Cependant, si vous optez pour les tubeless, n’oubliez pas de mettre du liquide préventif pour limiter le risque de crevaison.

    Liquide préventif - Tubeless Ready

Grand classique, l’association pneu et chambre à air est efficace, elle a fait ses preuves depuis bien longtemps. Rien de bien compliqué au montage, il faut néanmoins mettre méticuleusement la chambre pour éviter tout pincement. Si l’on redoute de percer durant une sortie, il faudra prévoir sur soi un kit complet pour ceux qui préfèrent réparer sur place.

    Kit classique - Réparation chambre à air

Contrairement aux idées reçues, un cyclo peut rouler avec une paire de boyaux en toute sérénité. En revanche, l’affaire se corse pour le montage. Réparer pendant la sortie reste compliqué.

Le boyau tenant avec de la colle, il faut être un habitué pour se dépanner en bord de route. Le montage initial est théoriquement plus long, l’encollage de la jante et du boyau est impératif, de plus il faut respecter un temps de séchage.

Quelle que soit la solution choisie, après chaque sortie, il faudra retirer les éventuels débris incrustés dans la bande de roulement. Cette opération fait partie de l’entretien du vélo et limite le risque de crevaison. Pensez à prendre une bombe de réparation si vous ne vous encombrez pas de pneus ou boyaux de rechange.

2/ L’efficacité des pneus de vélo

Cette notion reste relative selon ce que l’on recherche. Beaucoup pensent que le rendement se fait au détriment de l’adhérence ou de la robustesse.

En effet c’est incontestable, rouler surgonflé réduit l’écrasement. Toutefois, rouler avec 1 bar en plus ne vous jettera pas sur le macadam. À l’inverse, si vous retirez 1 bar, le rendement est nettement dégradé. Mais le gonflage, nous en reparlerons ultérieurement.

Le boyau est évidemment ce qui vous apportera le plus de rapidité et une meilleure tenue de route. En course, les professionnels n’utilisent que ça, malgré quelques tentatives en tubeless. Cette dernière solution étant plutôt utilisée à l’entraînement. Parfois onéreux, le boyau apporte légèreté, confort et efficacité. Il n’est pas moins robuste qu’un pneu.

Si vos jantes le permettent, l’idée de rouler en tubeless peut vous démanger. Par rapport à la version traditionnelle, cette variante vous fera gagner quelques grammes. Requérant moins de pression, le tubeless est plus confortable tout en gardant le même rendement. Il est réputé comme perçant moins souvent, mais selon l’ouverture de l’entaille lors d’une crevaison il devient inutilisable.

Les manufacturiers ont énormément travaillé pour proposer des pneus à chambre à la fois solides et efficaces avec une bonne adhérence.

Pour moins de 100 € nous trouvons facilement des kits complets haut de gamme à monter sur sa paire de roues. Le seul inconvénient reste le poids mais il est dérisoire hors d’un col.

Différentes tailles sont proposées, le bon compromis étant 700 x 25 pour allier confort et rendement.

3/ Le gonflage de vos pneus vélo

Selon son poids et la technologie utilisée, un pneu de route doit être gonflé entre 6 et 8,5 bars. Pour avoir le bon réglage, une pompe à pied avec un manomètre est indispensable, un compresseur est superflu.

Regardez-bien la pression maximum indiquée sur le flanc d’un pneu. Le théorème des 10 % recommande à un cycliste pesant 70 kg de régler ses pneus à 7 bars. En fonction de votre ressenti et de vos préférences, vous pouvez bien entendu ajuster. Les cyclistes les plus expérimentés (et donc les professionnels) mettent un peu plus de pression à l’arrière. Sur route mouillée, pour plus de sécurité vous pouvez enlever environ 0,5 bar.

Le pneu est le seul contact entre le vélo et la route. Le choix et le réglage sont importants pour prendre un maximum de plaisir en roulant.

En vous souhaitant une belle rentrée !

François de l'équipe CycloPro.

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